Rechercher
Connexion utilisateur
Pour profiter de toutes les fonctionnalités de ce site, vous devez vous enregistrer.
  • Pseudo
  • Mot passe
  • ...

Patrimoine

Mis à jour : jeudi 12 avril 2018 - 00:05

Eglise Saint Pierre et Saint Paul

Thorodi ou Teroudivilla, le domaine de Torold ou Turold, nom d’homme d’origine scandinave, se rencontre dès le XIIème siècle. Le toponyme se prononce encore localement Troudeville.
 

Le fief a sans doute été donné par le Seigneur local du Hestrey (il correspond à l’actuelle ferme de la Hétrée) à l’Abbaye de Valmont. Sous l’ancien régime, la cure, au diocèse de Rouen, dépendait de l’Abbaye.


L’église, placée sous le patronage des saints Pierre et Paul, est désormais l’un des lieux de culte de la Paroisse Saint-Benoît du Grand Caux au diocèse du Havre.


L’edifice actuel succède, au XVIème siècle, à une église antérieure dont la tradition locale attribue la construction aux anglais, un souvenir possible de la guerre de Cent ans. Il ne reste rien de ce premier édifice qui paraît avoir été, à l’époque, dédié à Saint-Pierre.
L’Abbé Martin fait état, de l’approbation, en 1534, des statuts d’une confrérie fondée « dans l’église paroissiale de Saint-Pierre de Thérouldeville au doyenné de Valmont … en l’honneur des Saints Pierre et Paul ».
C’est sans doute ce qui explique le double patronage, ces deux saints étant fêtés le même jour, sous lequel Bunel et Tougard placent l’église.

La tour est surmontée d’une flèche octogonale très effilée en grès cantonnée à l’origine de pyramidions. En bien mauvais état au temps de l’abbé Cochet qui désespérait de sa conservation, elle a fait l’objet d’une reprise totale entre 1852 et 1856. Foudroyé depuis, le clocher a été à nouveau restauré en 1952 comme l’atteste la date au dessus de la porte monumentale.

L’intérieur de l’église recèle de nombreux éléments remarquables.
La Nef, simplement couverte en berceau brisé lambrissé, cloisonné de couvre-joints discrètement soulignés de couleur, ne comporte pas d’entraits. Les baies de trois travées sont simplement pourvues de vitres losangées colorées. On relève, aux murs, les croix de consécration. En haut et à droite, le Mémorial des Morts pour la France de la première guerre mondiale indique le lieu où est tombé chaque soldat. Les bancs fermés en chênes sont du début du XXème siècle.

De part et d’autre de l’arc triomphal surmonté d’un Christ de gloire en bois polychromé du XVIIème siècle, deux autels secondaires au décor peint noir et or se répondent : à gauche, l’autel de la Vierge, en plâtre moulé ; à droite l’autel de Sainte Anne, en bois, avec de curieux chapiteaux composites. Son fronton en arc brisé porte le tétragramme. Chaque autel dispose d’une piscine aménagée dans le mur. Les fonts baptismaux du XVIème siècle, la chaire du XIXème et le confessionnal, fin XVIIIème – début XIXème siècles, sont inscrits.

Le chœur est lambrissé. Aux stalles sont fixées les petits sièges champignons, tabourets, destinés aux enfants de chœur d’honneur.

L’édifice actuel, restauré en 1874, est particulièrement intéressant. En pierre de taille, coiffé d’ardoise, il comporte un cœur fermé par un chevet à trois pans sur lequel se greffe, au nord, faisant office de sacristie, la remarquable chapelle seigneurale de la famille Parmentier.

Cette dernière, fondée sur une assise en retraits successifs, présente au pignon et sur chacun des côtés soulignés d’une frise géométrique très soignée, des ouvertures en arc brisés encadrées de pilastres et chapiteaux.

La nef comporte trois travées avec leurs baies du XVIème siècle. A l’ouest, l’église s’ouvre au rez-de-chaussée d’une puissante tour, en calcaire et grès, épaulée de contreforts, éclairée au dernier étage de petites baies géminées et flanquée au sud-est d’une tourelle d’escalier élégamment coiffée.


L’histoire de la tour est rappelée intérieurement par une longue inscription, désormais fort dégradée et de lecture difficile, que l’abbé Cochet avait heureusement transcrite.

Dans l’abside, les trois verrières du XVIème siècle sont classées. Elles ont cependant été tellement restaurées qu’il est parfois difficile d’en déterminer le sujet avec certitude.

Le vitrail axial demeure le plus lisible. La Cène est surmontée, au tympan, de l’évocation de la manne dans le désert. A droite, Saint-Paul, précipité au sol sur le chemin de Damas, s’écrie : « Domine quid me vis facerer ». A gauche, on reconnaît Saint Pierre dans le personnage chauve signalé par une tiare, mais il est difficile d’interpréter valablement les autres éléments de la recomposition.

Les vitraux de la première travée droite, dons de l’Abbé Ernault et sa sœur en 1896, représentent la Sainte Famille à Nazareth et les apparitions de Lourdes.

L’unique  vitrail de la deuxième travée est composé de verres losangés sertis dans une bordure colorée.

Le décor du chœur est complété d’une belle série de statues du XVIème siècle, en pierre originellement polychrome, classées ou inscrites. : de gauche à droite les Saints Jacques le Majeur, Nicolas (support classé) Pierre (avec tiare), Paul, Jean-Baptiste (il porte l’agneau sur un livre, le support, ange avec phylactère, est classé) et Sébastien avec un collier de chevalier romain. Un élément décoratif sculpté, du XVIème siècle, ange ou démon, dans un angle, est classé aussi.

 

 

(source : tiré de la notice de la Commission Départementale des Antiquités )

A voir également...

Tourisme : liens

Voici quelques liens pour vous informer des activités à faire aux proches alentours de Thérouldeville : Office de Tourisme Intercommunal de Fécamp Normandie tourisme Chaîne You Tube de l'OTI Cany-Barville : La piscine de la Vallée Fécamp : Centre aquatique la Piscine Cinéma le Grand La...
Tous droits réservés - Création site internet - Service Info 76